La légende dit que, à l’époque, le grand Napoleon voulait la meilleur montre pour lui, le meilleur du monde (ben, ouais... c’était Napoleon!).
Donc il a annoncé un concours dans 1 an pour trouver la meilleure montre de l’empire et, pourtant, trouver LE meilleur horloger du monde.
La nouvelle a parcouru tout le continent en questions de semaines et des horlogers de toute l’Europe se sont mis à fabriquer leurs meilleures montres.
Un an après, au jour de la présentation, les rues autour du palais étaient pleines.
On pouvait voir des hommes en costards avec des très belles dames qui allaient à pied, des autres aussi très élégants qui venaient en cheval, et même quelques uns qui avaient loué des chariots pour ne pas faire moins.
Évidemment, tout le monde était expectant pour voir la meilleure montre du monde.
Déjà dans le palais, tous les horlogers se sont présentés très bien habillés, magnifiquement soignés, avec des très jolies boîtes à montres... même, certains sont allés au palais avec des assistants, seulement pour l’objectif de se faire voir.
Et ils amenaient des grandes montres, des montres d’or, avec des pierres précieuses... et plus d’un horloger a osé à faire des montres vraiment extravagantes.
Napoleon est entré à la salle du concours et, après l’habituelle révérence, les horlogers ont commencé à montrer leurs montres.
Je ne vais pas vous raconter ce qui est arrivé avec chaque montre mais, en gros, on peut dire que: les grandes montres étaient admirables, mais elles perdaient une ou deux petites pièces quand on les secouait; les uns en or ou avec de pierres précieuses étaient vraiment belles, mais elles n’arrivaient pas à bien fonctionner; et les extravagantes... ben... peut être qu’elles étaient trop extravagantes.
Le temps passait et Napoleon s’énervait de plus en plus.
Jusqu’à que, dans un moment, il a vu un monsieur tout humble qui portait toujours son tablier d’horloger, même dans le palais de Napoleon et le jour du concours!
Donc il l’a appelé au front à présenter sa montre.
(On n’est pas sûrs mais on croit qu’il venait de la Suisse 😉).
L’horloger a avalé les trois gouttes de salive qui le restaient dans sa sèche bouche, s’est remplis de confiance et est marché tout doucement, mais avec la tête en haut, direction le grand Napoleon.
Il s’est approché vers l’empereur et il a sorti de sa poche un morceaux de tissu un peu vieux tout plié.
Et quand il l’a ouvert... il y avait...!!!
...une montre. Une simple montre.
Ni grande ni petite, sans d’or ni de pierres précieuses, et définitivement rien d’extravagante.
La montre avait la taille de la paume de la main de Napoleon, le poids parfait pour la porter dans la veste et pour la soutenir dans la main. Elle se voyait parfaitement symétrique et la combinaison des matériaux était juste.
Napoleon l’a adoré!
Mais avant qu’il puisse parler, l’horloger lui a dit: « Sa majesté, cette montre est la meilleure montre que j’ai jamais fabriqué. Je dirais qu’elle est parfaite, sauf pour une chose ».
Napoleon lui a demandé laquelle était cette imperfection, mais l’horloger n’a pas voulu la révéler.
Napoleon a choisi cette montre-là mais il a dû annuler le concours car le même horloger lui avait dit que la montre n’était parfaite. Bien sûr que la plupart des horloger sont rentrés tous tristes et déçus.
Mais Napoleon ne pouvait pas laisser les choses comme ça.
Il a continué à régir son empire pendant des mois mais, au même temps, il avait demandé à son entourage de faire contrôler la montre. Le fonctionnement, le matériel utilisé, la connexion entre ses pièces... tout, tout, tout!
Et personne a jamais rien trouvé de mauvais.
Un jour, déjà fatigué de ne pas trouver l’imperfection, Napoleon a fait revenir l’horloger au palais.
- Écoutez! Vous m’aviez dit que votre montre n’était pas parfaite et ça fait un an que personne trouve rien de bizarre dans votre création! Elle marche bien, les pièces ne peuvent pas tomber, sa symétrie est unique, l’équilibre entre les matériaux paraît être fait par un expert alchimiste... Alors, s’il vous plaît, dites moi, c’est où votre imperfection???
- Vous voyez que les chiffres de l’une au douze sont écrits en romain?
- Oui!
- Ben... le 4 romain n’est pas IIII mais IV. 😉
Donc, en tant qu’orgueilleux, depuis ce jour-là, Napoleon a fait fabriquer toutes les montres de l’empire avec cette faute et c’est pour ça qu’on continue à les avoir comme ça aujourd’hui.
Je ne sais pas si c’est une histoire véridique mais, au moins, c’est une belle histoire.
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